Vous avez un processus que les logiciels du marché ne couvrent pas, un budget voté et trois à cinq prestataires à comparer. Le choix qui suit pèse plus lourd que le choix de la technologie : un bon prestataire corrige une mauvaise décision technique en cours de route, alors qu'une technologie parfaite ne sauve pas un projet mal cadré. Ce guide s'adresse aux dirigeants, directeurs d'exploitation et responsables informatiques de PME et d'ETI qui achètent leur première application métier ou qui changent de prestataire. Il donne les dix critères, une grille chiffrée, les pièges et les questions à poser, applicables à n'importe quel candidat, Nerolia compris.
Pourquoi le choix du prestataire décide-t-il du projet ?
Un projet d'application métier échoue rarement pour une raison technique. Il échoue parce que le besoin a été mal compris, que le périmètre a dérivé ou que la relation avec le prestataire s'est dégradée. L'étude de McKinsey et de l'Université d'Oxford sur plus de 5 400 projets informatiques de grande taille établit que le budget initial est dépassé de 45 % en moyenne, les délais de 7 %, et que la valeur livrée est inférieure de 56 % à celle annoncée (McKinsey & Company et BT Centre for Major Programme Management, Université d'Oxford, 2012). Sur 1 471 projets informatiques, Bent Flyvbjerg et Alexander Budzier (Université d'Oxford) mesurent un dépassement moyen de budget de 27 % (MIT Technology Review, 2013, d'après leur article de la Harvard Business Review, 2011). Ces projets dépassent 15 millions de dollars, loin d'une application de PME, mais l'étude relève un facteur qui s'applique à toutes les tailles : chaque année supplémentaire de calendrier ajoute 15 % de dépassement de coût (McKinsey & Company et Université d'Oxford, 2012). Plus un projet dure, plus il dérive.
La même étude classe 17 % des projets informatiques parmi les échecs si graves qu'ils menacent l'existence de l'entreprise qui les porte (McKinsey & Company et Université d'Oxford, 2012). Une application métier ne met pas une PME en péril dans les mêmes proportions, mais elle touche vos devis, vos chantiers, vos dossiers clients ou votre facturation. Un prestataire qui disparaît à mi-parcours, garde le code ou livre un outil que vos équipes refusent d'utiliser coûte plusieurs mois de travail, pas seulement une facture.
Le chercheur qui a le mieux décrit l'origine de ces échecs est Frederick P. Brooks, professeur d'informatique à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill et ancien responsable du développement du système OS/360 chez IBM. Dans son essai « No Silver Bullet », il place la difficulté au début du projet, pas dans le code :
« The hardest single part of building a software system is deciding precisely what to build. »
Cette phrase fonde la méthode de ce guide. Le meilleur prestataire n'est pas celui qui code le plus vite, c'est celui qui vous aide le mieux à décider exactement ce qu'il faut construire, puis qui le livre par étapes courtes. Les dix critères ci-dessous mesurent cette capacité. Pour la définition d'une application métier et ses exemples par secteur, lisez notre guide de l'application métier ; pour les fourchettes de prix et le coût sur trois ans, le guide du prix d'un logiciel sur mesure. Ici, nous traitons uniquement du choix de la personne ou de l'équipe qui construira.
Comment choisir un prestataire développement application métier : quels critères retenir ?
Chaque critère ci-dessous répond à une question que vous pouvez poser à un candidat et vérifier. Les cinq premiers mesurent la qualité du travail, les cinq suivants mesurent votre protection juridique, technique et financière.
1. La compréhension de votre métier
Un prestataire qui comprend votre métier pose des questions avant de proposer une solution. Au premier rendez-vous, il demande qui utilise l'outil, ce qui se passe quand une saisie est fausse, quelles exceptions existent dans votre processus et où se trouvent aujourd'hui les données. Un prestataire qui ouvre la rencontre par un catalogue de technologies ou une démonstration générique n'a pas écouté. Demandez-lui de reformuler votre processus en cinq lignes : si sa reformulation vous apprend quelque chose ou révèle une exception que vous aviez oubliée, il a compris. Exigez aussi qu'il rencontre les utilisateurs finaux, pas seulement le dirigeant : l'outil sera utilisé par eux.
2. Des références vérifiables
Une liste de logos ne prouve rien. Une référence vérifiable comporte le nom du client, le type d'application, la date de mise en service et un interlocuteur que vous pouvez appeler. Demandez deux références proches de votre taille et de votre secteur, puis appelez-les avec quatre questions : le projet a-t-il été livré dans le délai annoncé, le budget a-t-il bougé, les utilisateurs se servent-ils de l'outil aujourd'hui, et le client referait-il appel au même prestataire. Vérifiez enfin que l'application existe : demandez une démonstration sur un environnement réel, pas sur des captures d'écran. Un prestataire qui invoque la confidentialité pour tout refuser doit au moins proposer une démonstration d'un projet interne.
3. Une méthode de cadrage écrite
Le cadrage est la phase où l'on décide précisément ce qu'il faut construire, selon l'expression de Brooks. Un prestataire sérieux vous remet à l'issue du cadrage un document comprenant la liste des écrans, les rôles et les droits, les règles de gestion, les données reprises et les intégrations, ainsi que des maquettes cliquables que vos utilisateurs valident. Si le prestataire chiffre sans cadrage, il chiffre une hypothèse et vous facturera l'écart sous forme d'avenants. Demandez à voir un exemple de livrable de cadrage anonymisé : sa précision vous renseigne sur le sérieux de la méthode.
4. Un découpage en lots courts
Plus un projet est long, plus l'écart entre le prévu et le réel s'accumule : l'étude de McKinsey et d'Oxford porte sur de grands programmes, mais le mécanisme est le même à toute échelle. La parade consiste à livrer par lots courts, chacun utilisable seul, et à valider un lot avant de lancer le suivant. Votre exposition financière se limite alors au lot en cours. Demandez au candidat la durée de son lot le plus long : au-delà de trois à quatre semaines sans livraison testable, vous financez un tunnel. Chez Nerolia, les lots sont livrés en 10 jours maximum, sur devis fixe remis sous 48 h.
5. La propriété du code source et la cession des droits d'auteur
C'est le critère le plus souvent négligé et le plus lourd de conséquences. En droit français, l'auteur d'une œuvre de l'esprit jouit sur cette œuvre, du seul fait de sa création, d'un droit de propriété incorporelle exclusif (Code de la propriété intellectuelle, article L111-1). Un prestataire externe n'est pas votre salarié : rien ne vous transfère automatiquement le code qu'il écrit. Sans clause de cession écrite, vous achetez un droit d'usage et restez dépendant de lui pour toute évolution.
Le Code de la propriété intellectuelle prévoit que la cession des droits de l'auteur peut être totale ou partielle (article L131-4) : tout dépend donc de ce que le contrat écrit prévoit. Faites écrire dans le contrat que le prestataire vous cède l'ensemble des droits patrimoniaux sur le code spécifique développé pour vous, en précisant les droits cédés, leur étendue, le territoire et la durée, avec livraison du code source, de la base de données et de la documentation. Faites relire cette clause par un juriste avant signature. Un prestataire qui refuse cette clause transforme votre application en abonnement déguisé. C'est un critère éliminatoire.
6. La conformité RGPD et le contrat de sous-traitance
Dès que le prestataire héberge votre application ou accède aux données de production pour la maintenir, il traite des données personnelles pour votre compte : il est sous-traitant au sens du RGPD, et vous êtes responsable de traitement. L'article 28, paragraphe 3, impose un contrat écrit qui fixe l'objet et la durée du traitement, sa nature et sa finalité, le type de données et les catégories de personnes concernées. Le contrat doit aussi prévoir que le prestataire traite les données uniquement sur votre instruction documentée, impose la confidentialité à son personnel, applique les mesures de sécurité de l'article 32, respecte des conditions strictes pour recourir à un autre sous-traitant, vous aide à répondre aux demandes des personnes, supprime ou vous restitue les données à la fin de la prestation et accepte les audits (Règlement (UE) 2016/679, article 28 §3, texte publié par la CNIL). La CNIL détaille ces obligations dans son guide du sous-traitant (CNIL, édition de septembre 2017).
L'enjeu est financier : les manquements aux obligations des articles 25 à 39 exposent à une amende administrative pouvant atteindre 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires annuel mondial, le montant le plus élevé étant retenu (RGPD, article 83 §4). En 2025, la CNIL a prononcé 83 sanctions pour 486,8 millions d'euros d'amendes cumulées, dont 14 sanctions pour des mesures de sécurité insuffisantes, comme des mots de passe trop faibles ou des comptes partagés (CNIL, bilan 2025, publié le 9 février 2026). Demandez au candidat son modèle de contrat de sous-traitance avant la signature, pas après.
7. L'hébergement en France
Le RGPD n'impose pas l'hébergement en France, mais il encadre les transferts de données hors de l'Union : le contrat de sous-traitance doit préciser que le prestataire ne transfère les données hors UE que sur votre instruction documentée (RGPD, article 28 §3, point a). Choisir un hébergeur situé en France supprime la question et simplifie les réponses aux questionnaires de vos propres clients. Demandez le nom de l'hébergeur, le lieu des serveurs, la fréquence des sauvegardes et la dernière date où une restauration a été testée. Une sauvegarde jamais restaurée n'est pas une sauvegarde. Nerolia héberge chez OVH en France et utilise des modèles Mistral pour les fonctions d'IA.
8. La réversibilité et la documentation
La réversibilité est la capacité de changer de prestataire sans repartir de zéro. Elle repose sur trois éléments livrés avec l'application : le code source dans un dépôt dont vous êtes propriétaire, une documentation technique qu'un autre développeur peut lire en une journée, et un export complet des données dans un format ouvert. Faites inscrire la réversibilité au contrat, avec une obligation d'assistance de quelques jours en cas de changement. Testez le sérieux du candidat avec une question simple : « Si je vous quitte demain, que me remettez-vous et en combien de temps ? » La réponse doit être précise.
9. La maintenance et le support
Une application vit avec votre entreprise : correctifs de sécurité, évolutions de règles, nouveaux utilisateurs. Demandez ce qui est inclus après la livraison (période de support gratuite, délai de réponse aux anomalies, périmètre des corrections), ce qui est facturé (évolutions, nouvelles intégrations) et sous quelle forme. Le prestataire doit nommer un interlocuteur, indiquer ses horaires et décrire comment une anomalie est qualifiée et corrigée. Chez Nerolia, les 30 premiers jours de support sont inclus. Un prestataire qui ne propose aucune période de garantie après la mise en production vous laisse les premières semaines, les plus risquées, sans filet.
10. La transparence du devis et la stabilité de l'équipe
Un devis lisible décompose le cadrage, la conception, le développement et les tests, la mise en production et la reprise des données, et indique ce qui est exclu. Il précise le mode de facturation (régie, forfait global ou forfait par lots), les conditions d'évolution du périmètre et la propriété du code. Demandez aussi qui travaillera sur votre projet : les noms, les rôles et le temps consacré. Un commercial brillant suivi d'une équipe inconnue ou changeante est un risque réel, car vos règles de gestion vivent dans la tête des personnes qui les ont comprises. Exigez un interlocuteur unique et la garantie qu'un remplacement s'accompagne d'une passation écrite.
Vous voulez comparer Nerolia aux autres candidats sur ces dix critères ? Découvrez notre offre de logiciel sur mesure : lots livrés en 10 jours, devis fixe sous 48 h.
Comment comparer vos candidats ? La grille de notation à remplir
Une grille transforme une impression en décision. Pour chaque candidat, attribuez une note de 0 à 5 à chaque critère, multipliez par le poids, additionnez, puis divisez par 5 pour obtenir un score sur 100. Les poids ci-dessous donnent le plus d'importance à la propriété du code, qui conditionne votre liberté future. Adaptez-les à votre situation, à condition que le total reste à 100 et de les fixer avant de rencontrer les candidats.
Grille de notation d'un prestataire d'application métier
| Critère | Poids | Candidat A (0 à 5) | Candidat B (0 à 5) | Candidat C (0 à 5) |
|---|---|---|---|---|
| 1. Compréhension du métier | 10 | __ | __ | __ |
| 2. Références vérifiables | 10 | __ | __ | __ |
| 3. Méthode de cadrage écrite | 10 | __ | __ | __ |
| 4. Découpage en lots courts | 10 | __ | __ | __ |
| 5. Propriété du code et cession des droits | 15 | __ | __ | __ |
| 6. RGPD et contrat de sous-traitance | 10 | __ | __ | __ |
| 7. Hébergement en France | 5 | __ | __ | __ |
| 8. Réversibilité et documentation | 10 | __ | __ | __ |
| 9. Maintenance et support | 10 | __ | __ | __ |
| 10. Transparence du devis et stabilité de l'équipe | 10 | __ | __ | __ |
| Score sur 100 | 100 | __ / 100 | __ / 100 | __ / 100 |
Score = (somme des poids × notes) / 5. Notes : 0 = absent ou refusé, 3 = acceptable, 5 = preuve écrite fournie. Critères éliminatoires : une note inférieure à 3 sur la propriété du code (5) ou sur le contrat RGPD (6) écarte le candidat, quel que soit son score.
Voici le calcul sur deux cas types, présentés comme illustration et non comme des projets réels. Le candidat A détaille son cadrage, cède le code par écrit, fournit son contrat de sous-traitance et propose des lots de deux semaines : notes de 4, 3, 5, 5, 5, 4, 5, 4, 4 et 4. Le calcul donne (40 + 30 + 50 + 50 + 75 + 40 + 25 + 40 + 40 + 40) / 5 = 86 sur 100. Le candidat B affiche le devis le plus bas mais ne chiffre qu'un forfait global, conserve le code et n'a pas de contrat RGPD : notes de 3, 2, 2, 2, 1, 2, 3, 2, 3 et 3, soit (30 + 20 + 20 + 20 + 15 + 20 + 15 + 20 + 30 + 30) / 5 = 44 sur 100. Le score de B montre pourquoi le devis le plus bas ne gagne pas : ce qu'il économise à la signature, il le facture en dépendance et en avenants.
Quels sont les pièges classiques du choix d'un prestataire ?
Piège 1 : retenir le devis le plus bas
Un devis inférieur de moitié aux autres signale presque toujours un périmètre plus étroit, un cadrage absent ou un code non cédé. Alignez les devis sur le même périmètre avant de comparer les montants : demandez à chaque candidat de chiffrer la même liste d'écrans, de rôles et d'intégrations. Écartez le candidat qui refuse de détailler son chiffrage.
Piège 2 : signer un forfait global sur un besoin flou
Un forfait global fait porter le risque au prestataire, qui ajoute une marge de sécurité proportionnelle à son incertitude. Si votre besoin n'est pas stabilisé, le prix inclut cette marge, puis le moindre changement de périmètre déclenche un avenant. Découpez le projet en lots : chaque lot est un forfait connu, et vous décidez du suivant avec l'usage réel de la version précédente.
Piège 3 : laisser le prestataire garder le code
Un code non cédé vous lie au prestataire pour toute correction. Lisez les conditions générales : une clause qui réserve au prestataire la propriété du « moteur » ou de la « plateforme » sur laquelle repose votre outil vous prive de l'essentiel. Seuls des composants open source génériques peuvent rester sous leur licence propre, à condition d'être listés dans la documentation.
Piège 4 : dépendre d'un freelance unique
Un freelance compétent livre souvent à un prix très compétitif. Le risque porte sur la continuité : maladie, indisponibilité, changement de mission. Si vous retenez un indépendant, exigez la remise régulière du code dans votre dépôt, une documentation à jour et un second développeur identifié, même à temps partiel, pour la reprise. La dépendance à une seule personne se gère par contrat plutôt que par confiance.
Piège 5 : l'offshore sans interlocuteur identifié
Une équipe située à l'étranger peut livrer du bon travail, mais le décalage horaire et la barrière de la langue alourdissent le cadrage, l'étape qui décide de la qualité. Exigez un chef de projet francophone joignable aux horaires de votre entreprise, un contrat de droit français et le respect du RGPD, y compris pour les accès aux données de production depuis l'étranger. Sans ces garanties, le coût apparent bas se paie en allers-retours.
Signaux d'alerte et signaux de confiance dans un rendez-vous
Signaux d'alerte
- Un prix annoncé avant toute question sur votre métier
- Un catalogue de technologies à la place d'une reformulation de votre besoin
- Un refus de céder le code ou une cession « à voir plus tard »
- Des références sans nom de client ni interlocuteur joignable
- Aucun contrat de sous-traitance RGPD disponible
- Un seul interlocuteur qui promet tout sans passer par ses développeurs
- Un forfait global sans cadrage ni lots
Signaux de confiance
- Des questions précises sur vos utilisateurs, vos exceptions et vos données
- Un livrable de cadrage montré en exemple, anonymisé
- Un devis détaillé par lot, avec ce qui est exclu
- Une clause de cession du code proposée spontanément
- Un contrat de sous-traitance RGPD et un hébergeur nommé
- Des références appelables et une démonstration sur un cas réel
- Une période de support incluse après la mise en production
Un seul signal d'alerte ne condamne pas un candidat, trois signaux cumulés justifient de l'écarter.
Faut-il choisir une agence de développement application métier, un freelance ou une ESN ?
Quatre types de prestataires se partagent le marché français. Aucun n'est meilleur dans l'absolu : chacun correspond à une taille de projet, un niveau d'incertitude et un besoin de continuité. Le tableau les compare sur les points qui décident du choix.
Agence, freelance, ESN ou agence no-code : lequel choisir ?
| Critère | Agence de développement | Freelance | ESN | Agence no-code |
|---|---|---|---|---|
| Taille de projet adaptée | Application métier de PME à ETI | Petit outil ou renfort ponctuel | Gros programmes, intégrations lourdes | Outil interne simple |
| Interlocuteur | Chef de projet dédié | La personne qui code | Commercial puis équipe changeante | Consultant de l'agence |
| Continuité si une personne part | Équipe qui reprend | À organiser par contrat | Remplacement prévu | Dépend de la plateforme |
| Propriété du code | Cession négociable | Cession négociable | Contrat cadre à lire | Souvent limitée à la plateforme |
| Souplesse du périmètre | Élevée avec des lots | Élevée | Faible, process lourd | Élevée dans les limites de l'outil |
| Point d'attention | Vérifier l'équipe réelle | Dépendance à une personne | Délai et coût de démarrage | Abonnement et verrouillage |
Tableau d'orientation établi à partir de pratiques de marché observées chez Nerolia, pas d'une statistique d'étude. Chaque catégorie compte d'excellents acteurs : jugez le candidat sur les dix critères, pas sur son statut.
Le choix d'une agence se justifie quand le besoin est évolutif, que vous voulez un interlocuteur unique et que la continuité compte : l'agence remplace un développeur absent sans arrêter le projet. Un freelance convient à un périmètre étroit ou à un renfort de votre équipe interne, à condition de sécuriser le code et la documentation. Une ESN trouve sa place dans un système d'information complexe, avec des dizaines d'intégrations, où la force de frappe prime sur la rapidité de démarrage. Une agence no-code livre vite un outil simple, mais vérifiez la propriété de ce que vous obtenez : un outil bâti sur une plateforme propriétaire vous attache à son abonnement. Notre guide de décision entre no-code et développement sur mesure détaille ce choix technologique.
Quelles questions poser en rendez-vous ?
Douze questions suffisent à départager des candidats en une heure. Posez-les dans cet ordre et notez les réponses dans la grille : une réponse vague vaut une note de 1, une réponse précise avec un document à l'appui vaut une note de 5.
- « Reformulez mon processus en cinq lignes et dites-moi les exceptions que vous voyez. »
- « Quelles sont deux références proches de ma taille que je peux appeler cette semaine ? »
- « Que contient le livrable de cadrage, et pouvez-vous m'en montrer un exemple ? »
- « Quel est le lot le plus long que vous livrez, et que puis-je tester à la fin de chaque lot ? »
- « Le contrat prévoit-il la cession de tous les droits patrimoniaux sur le code spécifique ? »
- « Quel est votre modèle de contrat de sous-traitance au titre de l'article 28 du RGPD ? »
- « Où sont hébergées mes données, et quand avez-vous restauré une sauvegarde pour la dernière fois ? »
- « Si je vous quitte demain, que me remettez-vous et en combien de jours ? »
- « Que couvre la période de support après la mise en production, et que facturez-vous ensuite ? »
- « Qui travaillera sur mon projet, à quel temps, et qui le reprend si cette personne part ? »
- « Quels éléments exclut ce devis, et comment traitez-vous un changement de périmètre ? »
- « Quel est le risque principal de mon projet selon vous, et comment le réduisez-vous ? »
La dernière question révèle la maturité du candidat. Un prestataire expérimenté nomme un risque précis (reprise de données, intégration avec un outil tiers, adoption par les utilisateurs) et propose une mesure concrète. Un prestataire qui répond que tout se passera bien n'a pas encore regardé votre projet.
Comment préparer un cahier des charges de deux pages ? Un modèle
Un candidat ne peut chiffrer correctement que ce que vous avez décrit. Un document de deux pages suffit pour obtenir des devis comparables. Il ne remplace pas le cadrage, il lui donne un point de départ. Voici le plan, que vous pouvez recopier tel quel.
1. Contexte (5 lignes)
- Qui êtes-vous, combien de personnes, quel secteur.
- Quel processus l'application remplace et avec quels outils aujourd'hui (tableurs, papier, logiciel existant).
- Le problème mesuré : temps perdu, erreurs, retards, ressaisies.
2. Utilisateurs et rôles
- Liste des profils (par exemple technicien, responsable, comptable, client) et nombre d'utilisateurs par profil.
- Pour chaque profil : ce qu'il saisit, consulte, valide.
3. Fonctions de la première version
- Trois à cinq fonctions indispensables, classées par priorité.
- Ce qui est exclu de la première version et sera traité plus tard.
4. Données et intégrations
- Fichiers à reprendre (nombre de lignes, format, qualité).
- Outils à connecter (comptabilité, ERP, messagerie) avec leurs accès.
- Exports attendus.
5. Contraintes
- Hébergement en France, accès mobile, hors connexion, niveau de sécurité.
- Données personnelles traitées et durée de conservation.
6. Calendrier et critères de réussite
- Date de mise en service souhaitée et ce qui doit être livré en premier.
- Deux ou trois indicateurs de réussite, par exemple « saisie d'un rapport en moins de cinq minutes ».
7. Conditions contractuelles attendues
- Cession des droits sur le code, contrat de sous-traitance RGPD, réversibilité, période de support.
Envoyez ce document au même moment à tous les candidats, avec la même date limite de réponse. Vous obtenez des devis alignés sur le même périmètre, que la grille de la section précédente permet de comparer sans arbitraire. Pour aller plus loin sur la rédaction d'un cahier des charges et le choix du périmètre de la première version, appuyez-vous sur le guide de l'application métier, qui décrit les cinq étapes de création.
Comparez-nous aux autres candidats
Envoyez votre cahier des charges de deux pages. Vous recevez un devis fixe par lot sous 48 h, pour une première livraison en 10 jours maximum.
Devis fixe sous 48 h →Pourquoi Nerolia, et quand choisir quelqu'un d'autre
Nerolia est une agence de développement française. Son équipe d'ingénieurs est issue de Polytechnique, CentraleSupélec, l'ENSAE, HEC et l'ESSEC, avec des expériences chez McKinsey et BCG. Sur les dix critères de ce guide, voici ce que nous proposons, et vous pouvez nous demander les justificatifs comme à n'importe quel candidat.
- Cadrage et lots courts : un devis fixe remis sous 48 h, des lots livrés en 10 jours maximum, 90 % des projets livrés en moins de 10 jours.
- Propriété du code : le code source, la base de données et la documentation vous sont remis, sans abonnement obligatoire.
- RGPD : hébergement OVH en France, modèles Mistral pour les fonctions d'IA, contrat de sous-traitance fourni avant signature.
- Support : 30 jours de support inclus après la mise en production.
- Références : le Collège National d'Occlusodontologie, MediaTarn et HERizon, détaillés sur nos pages de cas clients ; AXA, Stanley Black & Decker et l'Union européenne figurent parmi nos clients.
Nerolia n'est pas le bon choix dans tous les cas. Si vous cherchez un intégrateur d'ERP avec une équipe résidente de trente personnes sur site, une ESN est plus adaptée. Si votre besoin se limite à un formulaire relié à un tableur, un outil no-code suffit et coûte moins cher. Notre rôle consiste d'abord à vous dire ce qui convient, y compris quand la réponse n'est pas un développement sur mesure. Dans les autres cas, qui concernent les processus métier spécifiques, les outils internes et les plateformes clients, vous recevez un devis fixe sous 48 h que vous pouvez noter dans la grille.
Lancer le cadrage de mon application métier
Décrivez votre processus. Nerolia vous répond avec un devis fixe sous 48 h.
Devis fixe sous 48 h · Lots livrés en 10 jours · Hébergement OVH en France
Parlez-nous de votre projet →Questions fréquentes sur le choix d'un prestataire d'application métier
Comment choisir un prestataire pour développer une application métier ?
Notez chaque candidat sur dix critères : compréhension du métier, références vérifiables, cadrage, lots courts, propriété du code, contrat RGPD, hébergement en France, réversibilité, maintenance et transparence du devis. Éliminez celui qui refuse de céder le code par écrit ou de fournir un contrat de sous-traitance.
Faut-il choisir une agence ou un freelance ?
Une agence convient à un besoin évolutif où la continuité compte, car elle remplace un développeur absent. Un freelance convient à un périmètre étroit, à condition de sécuriser le code dans votre dépôt et d'obtenir une documentation à jour. Jugez les deux sur les mêmes dix critères.
À qui appartient le code d'une application développée par un prestataire ?
Au prestataire, tant que le contrat ne prévoit pas de cession : l'auteur détient un droit de propriété exclusif dès la création (Code de la propriété intellectuelle, article L111-1). Faites écrire la cession de tous les droits patrimoniaux, avec livraison du code source, de la base de données et de la documentation.
Faut-il un contrat de sous-traitance RGPD avec le prestataire ?
Oui, dès qu'il héberge l'application ou accède aux données de production pour la maintenir. L'article 28 du RGPD impose un contrat écrit. Les manquements aux articles 25 à 39 exposent à une amende pouvant atteindre 10 millions d'euros ou 2 % du chiffre d'affaires mondial (RGPD, article 83).
Combien de prestataires faut-il consulter ?
Trois suffisent : une agence, un freelance et un candidat de votre choix, tous avec le même cahier des charges de deux pages et la même date limite. Au-delà, le temps de comparaison dépasse le gain. Notez-les dans la grille avant de regarder les prix.